Chers amis Cessonnais,

Il est difficile pour quiconque de s'exprimer sereinement sur les derniers évènements de notre ville. J'achevais mon billet des vœux lorsque la rumeur de la démission de Marika Leduc, de Pierre Lainey et de Cécile Lemaire (Tous membres du PS) se fit jour.
J'ai été sollicitée alors par la presse locale pour faire part de mes commentaires. Mais sincèrement quel commentaire supplémentaire pourrai-je apporter?

Depuis fort longtemps les membres de l'opposition, dont je fais partie, dénoncent les dysfonctionnements graves et récurrents dans la gestion de la ville et les errements anti-démocratiques du groupe majoritaire.
Nous les avons dénoncés à chaque conseil municipal, sur chaque dossier mal monté ou bâclé ( aménagement, voirie, sécurité, enfance, écologie, handicap); sur chaque dossier pour lequel nous n'avions pas été consultés, sur chaque dossier oublié.
Je les ai dénoncés par le biais de ce blog, recueil non-exhaustif de l'incompétence des Verts et du PS et seul lieu d'expression sur cette commune qui ne soit pas censuré.
Nous les avons dénoncés auprès du Préfet afin qu'il exerce son contrôle de légalité.
Enfin, les associations sur le terrain ont aussi pris la parole et manifesté leur ras-le-bol face à une situation qui perdure et qui tend à s'aggraver.

En deux ans, les Verts et le PS auraient eu maintes fois l'occasion de s'entendre et de faire ce pourquoi ils ont été élus: gérer la ville. Au lieu de quoi nous avons assisté impuissants au ballet inélégant des querelles politiciennes. A la course écœurante des ambitieux de tous bords, prêts à tous les compromis, à tous les cumuls, à tous les sacrifices, le premier sur cet autel étant la Démocratie.

Car dans notre ville, la Démocratie n'est pas un droit mais un combat permanent que nous devons mener face à un "monstre" bicéphale atteint de schizophrénie.
Ce fractionnement de la personnalité (Verts-PS) qui altère la perception de la réalité ( mais non, les trottoirs ne sont pas glissants, on n'a pas besoin de saler ), provoque des troubles cognitifs ( la Démocratie, les droits des élus, le code général des collectivités territoriales ... ), et des dysfonctionnements sociaux ( j'ai retourné ma veste ... en fait je vote Vert ou je vote PS? ) et comportementaux ( mais si, on peut approuver des procès verbaux qui sont faux ).

Alors trois membres du PS démissionnent et pas des moindres puisqu'il s'agit de la maire-adjointe chargée des finances, du conseiller municipal délégué à l'urbanisme et de la conseillère déléguée aux pratiques culturelles.
Leur tract, actuellement en cours de diffusion, dit: "Nous ne pouvons plus accepter le manque de rigueur dans la gestion de certains dossiers, l'impossibilité de travailler sereinement et efficacement ainsi que l'indisponibilité du Maire pris par d'autres fonctions. Nous ne pouvons plus tolérer les marques d'irrespect envers certains élus, membres du personnel, partenaires de la commune ou Cessonnais."

Eureka!, j'aurais envie de dire, la lumière fut! Ainsi donc, l'impertinente avait raison.
Le maire Vert de Cesson n'est pas comme il se plaît à le dire, une victime persécutée par nous, élus de l'opposition. Sa gestion déplorable conduirait même a "vivre au dessus des moyens des Cessonnais". La vérité sortirai donc enfin de la bouche des membres du PS qui "disent non aux augmentations d'impôts prévues par le maire" et qui espèrent sans doute se refaire une virginité politique et s'en trouver grandis.

Cependant je m'interroge, ces démissions changent-elles pour autant la donne?

- Tout d'abord dans son entretien donné à Toulouse lundi dernier, Jean-Marc Brûlé affirme que dans l'alliance Verts et PS, les Verts à Cesson seraient minoritaires.
- Dès lors, si les augmentations d'impôts devaient avoir lieu, elles ne pourraient être votées que par le vote des membres du PS.
- Or le tract distribué dit aussi que "le groupe socialiste et républicain a décidé, dans un premier temps, de faire savoir son désaccord par la démission de 3 de ses membres".
C'est dans cette phrase que réside la réponse à ma question.

La donne n'a pas changé, il s'agit simplement de "mamailles" internes. Le PS n'a aucunement l'intention de provoquer des élections anticipées malgré la gestion calamiteuse de notre ville. Les augmentations d'impôt auront bien lieu et l'enjeu est ailleurs, loin de la ville de Cesson.

L'enjeu est dans les prochaines élections. Les élections régionales d'île de France tout d'abord, le PS se réserve la possibilité de faire un coup d'éclat contre les Verts qui se positionnent frontalement contre Huchon et vendent cher leur participation à une alliance au second tour de l'élection.
Par ailleurs, Jean-Marc Brûlé devra donner des garanties au PS local afin de laisser libre champ à Gérard Bernheim (PS), conseiller général du canton du Mée-sur-Seine et déjà parti en campagne pour les cantonales avec la distribution de deux tracts sur Cesson, tract co-signé par Marika Leduc qui pourra donc trouver un poste d'élue suppléante dès cette année et assurer ainsi sa reconversion.
Enfin, il y aussi les législatives avec la création de la nouvelle circonscription, seul projet à la hauteur de l'ambition de notre maire.

En ce qui concerne Cesson, je continuerai pendant les quatre prochaines années à vous faire part de mes observations et de mes réflexions sur la vie politique cessonnaise.
Je m'opposerai fermement à toute augmentation d'impôts de plus de 10% sur notre ville, ce qui serait déjà une pression fiscale importante pour l'ensemble des Cessonnais.
Je continuerai à donner des propositions pragmatiques et concrètes en conseil municipal pour infléchir la politique démagogique et irresponsable dans notre ville menée par la municipalité.
Enfin, permettez-moi de vous présenter à toutes et à tous, très humblement, tous mes vœux de santé, de bonheur et de sérénité pour cette année que nous venons de commencer et dans laquelle pour l'instant rien n'a changé.